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Chaque cas de maladie professionnelle déclaré doit être le point de départ d’un parcours qui vise, sur la base de l'expérience de l'ouvrier singulier atteint, à identifier et décrire les postes de travail en cause afin de « stimuler » les interventions correctives nécessaires. Le Cadastre du risque avéré est la somme de tous les postes identifiés comme étant à assainir parce qu’ils ont provoqué au moins un cas de maladie professionnelle reconnue.
Pour connaître les postes de travail concrets et spécifiques, nous utilisons toujours la « fenêtre » de ceux qui y travaillent. Ce que l’on voit dans chaque milieu de travail par la fenêtre des ouvriers ne se réduit pas à ce qu’on voit de la fenêtre du seul médecin ou des seuls experts du domaine : on doit reconnaître la validité de toutes ces « vues » pour vérifier la validité des problèmes et rechercher des solutions adéquates.
Le SIC a projeté et construit des outils procéduraux qui peuvent permettre de transférer, de la tête de l’ouvrier à une carte utilisable par tous, les éléments essentiels permettant de comprendre comment le risque s’est « réalisé » dans la spécificité de la situation singulière où il est apparu. En effet, la possibilité de voir le cas se répéter dans d'autres contextes n'est pas à rechercher par généralisation, mais par analogie.
Hier, le métier pouvait permettre d’accéder à la cause professionnelle d’une affection (le cancer du ramoneur, la silicose du mineur, l’asthme du boulanger, l’eczéma du maçon, etc.). Aujourd’hui, l’évolution des technologies et des formes d’organisation du travail (sous-traitance et intérim), la polyvalence des opérateurs, les progrès même de la prévention, demandent l’utilisation de catégories concrètes. La connaissance des postes de travail singuliers, identifiés « sur le terrain », est devenue déterminante